La vie de Majesté Njoh Ébossé Victor
Découvrez la vie remarquable de M. Njoh Ébossé Victor, un parcours marqué par l'excellence académique, une carrière dévouée et un engagement spirituel profond. Son héritage continue d'inspirer.

Des débuts prometteurs
M. Njoh Ébossé Victor est né le 22 août 1938 à Éwodi, de feu M. Ébossé Adolphe et de feu Mme Nkondjé Christine. Très jeune, il quitte son village natal pour s'installer à Bonabéri où il sera scolarisé à l'école primaire. Il y obtient son Certificat d'Études Primaires Élémentaires (CEPE) à l'école primaire Alfred Saker. Brillant élève, il se classe 3ᵉ de sa promotion au CEPE sur l'ensemble du territoire national. Cette brillante performance lui permet de poursuivre ses études secondaires à Bali, où il est accueilli par son frère Seppo Ekoulé ainsi que son grand cousin. Il intègre le cours secondaire de Bali et y obtient le Brevet du Premier Cycle (BPC). Malheureusement, faute de moyens financiers, il est contraint d'interrompre ses études, malgré ses excellents résultats scolaires et ses grandes capacités intellectuelles.

Une carrière exemplaire
Il entame sa vie active en exerçant comme répétiteur auprès de plusieurs familles. Parmi celles-ci figurait la famille de Papa Messa, père de l'artiste Jo Masso, à Bonabéri. Satisfait de son travail, ce dernier le recommande à M. Sack, alors responsable à la Banque Mondiale. À cette époque, M. Sack venait de créer son entreprise. Constatant le potentiel de M. Njoh Ébossé Victor, il lui conseille de suivre une formation de transitaire. Il suit cette recommandation avec succès et obtient son diplôme de transitaire, délivré par l'AFCA. À l'issue de cette formation, il décroche son premier emploi à la SOAEM (Société Ouest-Africaine d'Entreprise Maritime) en qualité de dactylographe. Lorsque l'État décide d'africaniser les postes jusque-là occupés par des Européens, la SOAEM est chargée d'identifier les personnes les plus aptes à assumer ces nouvelles responsabilités. Grâce à son assiduité, sa rigueur, sa discipline et son professionnalisme, M. Njoh Ébossé est retenu et envoyé à l'École des cadres.

Engagement et héritage
À sa sortie de l'école des cadres, il est affecté à Fort-Lamy, au Tchad, comme responsable du dédouanement du matériel destiné au chemin de fer. Il y travaille aux côtés de deux autres collaborateurs, parmi lesquels M. Essama, futur propriétaire de Buca Voyage au Cameroun. De retour de Fort-Lamy, il est affecté au Port Autonome de Douala en qualité de cadre supérieur. Il est ensuite nommé à l'Aéroport de Douala, où il occupe les fonctions de Chef du service Douanes-Fret Aéroport. Après plus de 25 années de service à la SOAEM, devenue par la suite SABAS, il rejoint la SFID (Société Forestière et Industrielle de la Doumé) comme consultant, poste qu'il occupera jusqu'à son départ à la retraite. Au cours de sa carrière, la SOAEM lui offre également plusieurs stages de perfectionnement, notamment au siège social de l'entreprise à La Défense (Paris). À cette occasion, il séjourne chez son ami M. Lottin. Sur le plan spirituel, M. Njoh Ébossé Victor fut un chrétien engagé au sein de l'Église Évangélique du Cameroun.
"Sa vie fut un témoignage de persévérance, d'intégrité et de dévouement. Un modèle pour nous tous."
Famille et proches